LES INSOLITES DU COVID 19 : MORTS A LA TRAPPE ET TISANES FRANCO-COMORIENNE ET MALGACHE

par Michel LHOMME

Notre scoop (https://metainfos.fr/2020/05/11/scandale-detat-a-mayotte-lars-de-dominique-voynet-falsifie-les-certificats-de-deces-lies-au-covid-19/) sur les falsifications des certificats de décès par l’Ars de Mayotte et la plainte déposée par un collectif et l’entreprise funéraire de l’île a été reprise dans le Canard Enchaîné du mercredi 20 mai. Selon les obligations légales, voilà dix jours que cette juridiction devait rendre sa décision : autant de temps bien sûr laissé aux autorités pour essayer de se couvrir ! Le collectif de Mayotte a donc déposé une deuxième plainte pour déni de justice. L’accusation portée contre l’ARS Mayotte par le patron de Transport posthume Mayotte était d’avoir été au contact de cinq corps contagieux sans en avoir été prévenu. « Du fait que les médecins mettent en danger ma vie, j’ai pris le parti de décacheter systématiquement le volet confidentiel des certificats de décès comportant la cause de la mort », a expliqué ainsi Jean L’Huillier dans le Canard Enchaîné de ce mercredi.

La visite « touristique » mais en tout cas très inquiète de la Ministre des Outre-mer Annie Girardin – elle a passé son temps à se frotter les mains avec du gel hydroalcoolique à chaque arrêt! – s’est faite sans la presse, interdite d’accompagnement ! (dictature Macron). A la maison de santé (durée de la visite 20 minutes!), le personnel n’a cependant pas tardé à lui faire part d’un problème qu’ils connaissent depuis le début de la crise sanitaire : la pénurie de masques chirurgicaux. “Cinq boîtes de 24 masques”, précise un professionnel. “Quoi ?”, s’étonne cette fois le préfet. “Mais c’est à peine de quoi tenir une journée !” Une remarque sur laquelle Annick Girardin sans doute vexée par Tartarin rebondit immédiatement : “C’est un problème national, donc par la force des choses, il impacte aussi les départements.” Elle s’empresse alors de préciser qu’avec elle, l’avion spécialement affrété a également ramené 850.000 masques. Rien de bien étonnant, sauf que la commande a été passée par le conseil départemental, pas par le gouvernement !

Sans tarder, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a demandé à l’Union des Comores de recommencer à accueillir des clandestins expulsés depuis Mayotte. Cette demande a été formulée hier mercredi.Les autorités comoriennes qui s’estiment moins touchées par la pandémie que Mayotte ont demandé d’avoir un mécanisme sanitaire de précaution, a expliqué Jean-Yves Le Drian lors d’une audition devant la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale. « Il est maintenant en place, donc je pense que nous allons pouvoir aboutir à une reprise des admissions avec les garanties sanitaires nécessaires ». La tenue d’une commission mixte franco-comorienne dont aucun des attendus n’a jusqu’alors été respecté est remise en juin et le Ministre estime que par conséquent les « reconduites » pourraient reprendre d’ici quinze jours. Face au risque d’importation du coronavirus sur leur territoire, l’Union des Comores avait fermé ses frontières le 17 mars dernier. Il n’était alors plus question de reconduites d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire de Mayotte. Mais depuis, les Comores ont vu le virus se répandre sur leur sol, avec le risque avéré de voir le nombre de kwassas sanitaires partir clandestinement des côtes anjouanaises pour se faire soigner à Mayotte où le milieu hospitalier est déjà sous tension. Le ballet dans les airs du nouvel hélicoptère dans le sud de l’île atteste quotidiennement de ces arrivées. Le système sanitaire de précaution demandé par les Comores pour ne pas voir s’ajouter des cas supplémentaires de Covid, est en réalité fonctionnel et c’est d’ailleurs pour cela que les Comores ont permis ce jeudi le rapatriement de huit mahorais bloqués à Dubaï sur Mamoudzou avec forte communication. Rappelons que l’accord cadre France-Comores prévoit l’octroi d’une subvention officielle de 150 millions d’euros sur trois ans sous condition notamment de contrôle de ses frontières par l’Union des Comores en vue de stopper les départs de kwassas vers nos côtes : un véritable jeu de dupes quand on sait que ces reconduites à la frontière sont une véritable fumisterie et que de l’argent sale, des conteneurs en argent liquide circulent environ tous les trois mois entre les deux pays pour « cacher » le trafic humain car c’en est bien un !

Les relations de la France dans l’Océan indien sont de plus en plus dégradées.

Madagascar a annoncé lundi avoir convoqué l’ambassadeur de France à Antananarivo pour lui signifier son opposition au projet français de créer une réserve naturelle nationale sur les îles Eparses, dont les deux pays se disputent la souveraineté. Situé dans le canal du Mozambique, cet archipel microscopique et désert de l’océan Indien est considéré comme un haut-lieu de la biodiversité marine mais surtout est supposé riche en hydrocarbures. L’an dernier, le président français Emmanuel Macron a suscité l’ire malgache en annonçant, lors d’une visite inédite sur ces îles, que l’une d’elles, la Grande Glorieuse, serait classée en réserve naturelle nationale en 2020. Ce lundi, le ministère des affaires étrangères malgache a convoqué l’ambassadeur de France, Christophe Bouchard, pour exprimer l’opposition ferme de l’Etat malgache au projet.La semaine dernière, le président malgache Andry Rajoelina avait répété son souhait de « trouver une solution pour la restitution de ces îles à Madagascar ». Une commission mixte formée par les deux pays s’est réunie une première fois en novembre dernier à Antananarivo pour discuter de ce conflit territorial. La deuxième réunion, prévue en mars, a été ajournée pour cause de pandémie de coronavirus. Baissant sans doute les bras comme à son accoutumée, le gouvernement français a annoncé en février la fin de recherches de pétrole au large des îles Eparses.

En tout cas, le quai d’Orsay ne semble pas vouloir changer sa tasse de thé ou de café -pour le ministre ce serait plutôt la bouteille de pinard ! – pour la tisane malgache au goût amer, remède miracle, à base de plantes, censé éviter la contamination au coronavirus.Alors vrai ou faux cette tisane miracle ?

En fait, le supposé antidote, le « Covid-Organics », médicament produit par la Présidence et  réalisé à base de la plante artemisia n’a rien de miraculeux même si le président malgache en vante partout les vertus en indiquant que deux personnes avaient déjà été guéries grâce à cette infusion et que son efficacité scientifique est prouvée. Il s’agit en réalité d’un traitement préventif, comme faire une cure d’ail, par exemple qui pourrait ralentir voire ne pas permettre chez certains sujets l’infection. La composition en tout cas de la tisane malgache est restée complètement confidentielle, un vrai secret d’Etat et on ne sait rien du nombre de personnes testées ni du protocole médical établi. Une partie de la communauté scientifique malgache a exprimé ouvertement sa désapprobation face à ce médicament à l’artemisia, et l’académie de médecine affirme que faute de preuves scientifiques apportées, ce remède pourrait même être préjudiciable à la santé de la population.

Enfin puisque nous sommes dans les infos surprenantes du covid-19, en voici une qui nous provient du Pacifique et de la Nouvelle-Zélande et qui est à l’exact opposé de nos patrons et élites françaises quoiqu’il s’agisse aussi de la flexibilité au travail, le grand mot de la CFDT et de l’Institut Montaigne. La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a évoqué mercredi la possibilité pour les salariés de bénéficier de jours fériés supplémentaires et d’une semaine de travail de quatre jours afin de relancer l’économie durement frappée par sept semaines de confinement. Parmi les initiatives proposées par le gouvernement néo-zélandais pour stimuler les dépenses dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie, particulièrement frappés figure en effet le passage à la semaine de quatre jours et l’octroi d’un plus grand nombre de jours fériés, soit tout le contraire de l’idée de l’Institut Montaigne consistant à supprimer les jolis ponts du mois de Mai et la semaine de la Toussaint aux enseignants, proposition qu’avant la pandémie, le Ministre de l’Education nationale Blanquer avait d’ailleurs publiquement déjà suggéré. « C’est un moment exceptionnel et nous devrions être prêts à envisager des idées extraordinaires », a-t-elle déclaré à la presse, affirmant n’avoir « rien exclu ». Après s’être entretenue avec des représentants de l’industrie du tourisme, la Première ministre néo-zélandaise a affirmé que l’expérience du télétravail, lors du confinement, a permis de montrer combien les salariés peuvent se révéler productifs en échange de plus de flexibilité. On notera que le patronat français n’a pas du tout remarqué cela mais qu’il se félicite au contraire du paiement par les salariés de son papier à imprimer, de ses ordinateurs, bref de la réduction de ses frais.Les frontières de la Nouvelle-Zélande demeurent fermées mais les habitants ont toute liberté pour voyager à l’intérieur du pays.

NOUVELLE ZÉLANDE