Uchronie à la française : et si l’histoire avait pris un autre tournant ?

Imaginons un instant que les événements politiques récents en France aient pris une tournure complètement différente. Et si, lors des élections de 2017, un autre candidat avait remporté la présidence ? Une vision fictive, mais non dénuée de malice, nous permet de réfléchir sur ce qu’aurait pu être notre quotidien en pleine crise sanitaire. Le concept de l’uchronie nous invite à revisiter l’histoire telle qu’elle aurait pu être… et nous montre à quel point les choix politiques façonnent nos vies.

Et si Marine Le Pen avait remporté la présidentielle de 2017 ?

Imaginons que Marine Le Pen ait gagné l’élection présidentielle en 2017. Aurait-elle pris les mêmes décisions en réponse à la crise du Covid-19 ? C’est peu probable. En matière de gestion de crise, chaque gouvernement adopte sa propre approche. Il est facile d’imaginer que ses détracteurs, dans l’opposition, auraient dénoncé une gestion autoritaire de la situation.

Peut-être que la politique de confinement aurait été qualifiée d’“enfermement autoritaire”, et que les manifestants, dans un Paris bruyant et révolté, auraient proclamé leur volonté de “libérer le pays”. Après tout, chaque crise est une opportunité pour les opposants d’accuser le pouvoir en place de malmener les libertés. Le simple fait d’imaginer des scènes de défilés en banlieue ou de protestations en plein cœur de Paris suffit à donner une autre dimension à cette période de restrictions sanitaires.

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Le “confinement” ou un “enfermement” déguisé ?

Avec une Marine Le Pen au pouvoir, certains auraient sans doute dénoncé les restrictions de libertés sous l’angle de la dérive autoritaire. Le confinement serait alors perçu non pas comme une mesure sanitaire, mais comme un outil de contrôle social. Les libertés fondamentales – liberté de circulation, de se réunir, de travailler – auraient été brandies comme des droits sacrés, et leur suppression comme un acte antidémocratique. Une opposition, emmenée par un Emmanuel Macron devenu chef de file d’un mouvement de “résistance”, aurait pu jouer sur ce thème avec des slogans percutants : “Non aux Ausweis !”, “Liberté d’aller et venir !”.

Dans ce contexte fictif, il est aisé d’imaginer un gouvernement confronté à des tensions internes, face à une population désireuse de retrouver ses droits. Le ton aurait été certainement plus vindicatif, les manifestations plus nombreuses, et le débat autour de la gestion de la crise aurait pris une tournure résolument politique, bien au-delà des questions de santé publique.

L’élection législative anticipée : un tournant imaginaire

Dans cette uchronie, il est tentant d’imaginer que la crise sanitaire aurait finalement provoqué une crise politique. Face aux critiques croissantes et à l’impopularité des mesures, Marine Le Pen aurait dû convoquer des élections législatives anticipées. Emmanuel Macron, chef de l’opposition, se serait alors retrouvé en position de force, incarnant l’alternative libératrice. En pleine campagne, son mouvement aurait promis la libération des Français des contraintes sanitaires, un retour à la normalité, et surtout, la fin des restrictions de déplacement.

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Mais la véritable surprise de cette élection fictive serait la nomination du professeur Jérôme Salomon en tant que Premier ministre, un homme capable de concilier à la fois la sécurité sanitaire et les libertés individuelles. Un personnage inattendu, venu du domaine médical, au cœur d’une situation à la fois tendue et pleine d’espoir pour les citoyens fatigués par les mois de confinement.

Un retour à la liberté ou un nouveau chapitre politique ?

Dans cette version réinventée de l’histoire, la crise du Covid-19 aurait profondément marqué la France, mais d’une manière différente. L’histoire telle que nous la connaissons aurait pris une direction plus mouvementée, avec des manifestations massives, des débats politiques intenses, et une population tiraillée entre les préoccupations sanitaires et la soif de liberté. Les élections auraient symbolisé un moment charnière pour le pays, entre un gouvernement contesté et une opposition plus que jamais déterminée à redonner aux Français leur droit à circuler librement.

En résumé, cette uchronie à la française nous montre à quel point les décisions politiques peuvent façonner notre quotidien. Et si la réalité avait emprunté ce chemin alternatif, notre perception de la gestion de la crise aurait été bien différente. Mais au fond, cette histoire fictive soulève une question bien réelle : jusqu’où un gouvernement peut-il aller pour protéger ses citoyens sans sacrifier leurs libertés ?

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