LES COMORES, SOUTENUES PAR LA FRANCE INTERDISENT LES FÊTES DE NOEL

Dernière minute : Le gouvernement comorien vient de se désolidariser officiellement de la déclaration du directeur des affaires islamiques, sans doute un religieux de la pire espèce, désormais limogeable qui avait sorti une note interdisant la célébration de Noël dans l’archipel. La mise au point émane des Ministres de la Sécurité et des Affaires Islamiques qui ont désavoué le directeur en ces termes : «  cette déclaration n’engage ni le gouvernement, ni le ministère de l’intérieur, ni le muftorat. En cette période de fin d’années, il y a des mesures qui sont prises en matière de prévention sur la sécurité routière mais il n’a jamais été question d’interdire qui que ce soit de pratiquer sa religion ». On aura ainsi compris qu’il s’agissait moins d’un problème religieux que de faire face à la ripaille et à la boisson car on a beau être musulman, les Comoriens semblent aimer «  se torcher » sur les plages, dans les hôtels et sur les routes en cette période de fin d’année alors que l’alcool est pourtant interdit sur le territoire. Ce caffouillage en tout cas demeure un bon indicateur du caractère hypocrite, farcesque et plein d’amateurisme de la classe politique comorienne. Ne dit-on pas aux Comores que ceux qui restent et travaillent dans l’administration locale étaient dans leur jeunesse les derniers de la classe, les premiers étant bien sûr en métropole ou ailleurs ? ML

Par Michel LHOMME

Une déclaration de la direction des Affaires islamiques interdit de célébrer Noël. La police est chargée de faire appliquer la note.

 En Union des Comores, les restaurateurs, les expatriés, les touristes, les rares chrétiens et beaucoup de comoriens ont donc du grain à moudre et des soucis à se faire en ces jours de réveillon. En effet, dans une déclaration non datée mais portant néanmoins le sceau des Affaires islamiques, on lit que :  Le ministère des affaires islamiques en collaboration avec le ministère de l’intérieur et le Muftorat condamnent et interdisent toute fête, cérémonie ou activités liées au (sic) fête de Noël dans les lieux publics des hôtels (sic), des clubs et des maisons et toute apparence indiquant l’implication des chrétiens dans leurs joies (sic) aux Comores. Pour ce faire, le ministère des affaires religieuses a indiqué avoir informé toutes les agences de sécurité, de la police (…) pour prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter et empêcher toute tentative de rassemblement des activités chrétiennes. Cette interdiction court du 24 décembre (réveillon) au 31 décembre (la Saint-Sylvestre).  En effet la fin d’année est synonyme de fête pour de très nombreux comoriens. Beaucoup sont ceux qui vont à la plage, ou au restaurant. » 

Un restaurateur bien en vue de la capitale fédérale, Moroni, a fait part de sa « très grande surprise » et se prépare à annuler ses réservations par « peur d’éventuelles représailles ». Or pour un avocat au Barreau de Moroni et militant des droits de l’homme, la note est tout « simplement scandaleuse » : « elle viole la Constitution qui incorpore la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme comme étant un bloc de notre constitutionnalité ». Avec cette question cruciale : « comment un pays qui prétend viser l’émergence à l’horizon 2030, peut-il se permettre de bafouer le principe de la liberté de religion et le principe du respect de la vie privée, » et nous ajouterions aussi de la liberté du commerce d’autant que comme partout, il y a une église et des Chrétiens à Moroni.

Eglise de Moroni

Le gouvernement comorien serait-il si arriéré alors que l’Arabie Saoudite se modernise peu à peu et que Madagascar, le pays voisin laïc mais de tradition chrétienne a décrété cette année fériés, chômés et payés les jours des grandes fêtes musulmanes. A Moroni (qui rappelons signifie en langue vernaculaire « enfer ») ce sont les imams et cadis, tartuffes très souvent de la foi authentique qui feraient maintenant la loi donnant à l’État une tournure non seulement autoritaire mais maintenant totalitaire puisque s’en prenant désormais aux minorités religieuses

L’Ambassade de France, lèche-babouche comme son gouvernement n’a tout simplement pas réagi, préférant soutenir par des millions la corruption comorienne qui finance presque à ciel ouvert les kwassas, et l’immigration à Mayotte. Le préfet de Mayotte lui se pavane de plus en plus en flagrant délit d’incompétence notoire sur les plateaux de télévision avec le ton martial de celui qui aime s’écouter mais ayant perdu toute crédibilité après des désordres publics opérés par des gamins qu’il n’ose pas arrêtés et des clandestins qu’il se refuse à expulser au nom de son mantra l’« État de droit » qu’il ne respecte même pas lorsqu’il s’agit de citoyens mahorais. ( https://metainfos.fr/2019/12/23/mayotte-laboratoire-de-la-guerre-civile-a-venir/ )

En Côte d’Ivoire, Macron déclarait de manière irresponsable, que «  le colonialisme était une faute de la République ». Tiens donc mais pourquoi ne le serait-il pas alors à Mayotte ? Pauvre France qui lorgne maintenant sur le pétrole mozambicain qu’elle devra défendre en se soumettant pour espérer sans doute en avoir quelque part, les Américains et les Chinois s’activant déjà fortement sur place et les djihadistes-brigands s’avançant fortement en Afrique de l’Est pour récolter demain quelques marrons du feu. D’ailleurs, la note comorienne en cause ne parle-t-elle pas le langage macronien en évoquant : « l’oppresseur colonial français » comme « ennemi de l’Islam » ? A ce titre, le Président comorien Azali Assoumani devrait recevoir bientôt une décoration française pour son soutien aux discours africains anti-colonialistes et anachroniquement repentant d’Emmanuel Macron. En attendant, les Comores crèvent de faim et ses habitants ne pensent qu’à une seule chose : obtenir des papiers français, fuir à tout prix.

Concernant le Sahel et l’attentat survenu au Burkina, elle met la France au pied du mur : soit quitter et en finir avec Barkhane, ce qui s’avère impossible soit renforcer à vraie hauteur militaire le dispositif et donc déployer dans une dernière bataille des centaines d’hommes sur le terrain parce que pour l’instant, l’armée française est bien en échec.