EN ATTENDANT LE 20 H DE MACRON, L’HOMME DU CHAOS

par Bernard PLOUVIER

Deux années et demie d’exercice du pouvoir permettent de jauger (ou juger, au choix) le jeune Président.

Sa grande réforme, celle des retraites, qui était annoncée comme un renouveau social, une promesse d’équilibre entre travail et repos final, s’est muée en chasse au Dahu ou en baleine échouée, au choix du lecteur.

Tout le monde savait qu’il est devenu nécessaire et urgent d’arbitrer, d’éliminer les abus, de lutter contre les particularismes, d’anéantir un demi-siècle de démagogie corporatiste, syndicale et politique. Autrement dit, il est urgent d’abolir le système kafkaïen créé par l’inepte démagogue Mitterrand qui, d’un trait de plume, avait baissé de cinq années « l’âge de la retraite » (une absurdité sémantique de plus liée à « l’exception française »), sans se soucier le moins du monde de financer cette mesure inadaptée à la concurrence économique planétaire.

Notre jeune Président avait fait sa chose du dossier, puis, devant l’expression des colères tous azimuts, il a baissé pavillon. Il n’a même pas été capable de définir une durée légale du travail. C’est la conséquence d’une multitude d’erreurs de communication, dont la pire fut d’avoir enlisé la discussion dans le mythique « âge de départ en retraite » qui, jamais et en aucun pays, n’a été un critère valable. Seule la durée de travail effectif, donc de cotisations réelles, doit être prise en compte… mais comment le faire admettre dans un pays où sévit un énorme chômage structurel depuis le début des années 1980 ? ! ?

Après ce piteux échec, le Président Macron a géré à sa façon – crises de nerfs, grands discours volontaristes mais creux, et brutalité absurde après une phase initiale de laisser-aller – la grogne des « petits-blancs » de France. Et l’on vit avec quelle brutalité, la police et la gendarmerie traitaient les descendants des soldats de 1914-18, qui avaient héroïquement défendu le sol national, les fils et petits-fils des travailleurs des « Trente Glorieuses », qui avaient tant enrichi le pays. La gestion de la Fronde des Gilets Jaunes fut proprement scandaleuse et, là encore, chaotique.

Dans ses fréquentations privées, le couple présidentiel avait choisi de privilégier les honorables invertis de couleur… qui, parfois, s’avéraient après enquête d’honorables délinquants récidivistes. Il en est résulté, là aussi, une impression de cafouillage regrettable, puisque, même en privé, le Président et son épouse demeurent des figures symboliques de l’État français.

Vint la pandémie de coronavirus « Covid-19 » et en bon petit soldat globalo-mondialiste, le Président Macron a obéi à l’ukase de l’OMS – conseillé par le gouvernement chinois : confinement quasi-général, donc arrêt économique. Sous la tutelle du joueur de poker mué en ministre de l’Intérieur et des Cultes, on vit deux France : celle des honnêtes gens qui restèrent cloîtrés durant deux mois et celle des racailles immigrées qui continuèrent à déambuler puis à manifester… il faut dire qu’ils avaient connu un énorme manque à gagner : les ventes de drogues avaient chuté de façon ahurissante et l’État n’avait pas prévu de compensation pour les honorables négociants et revendeurs !

Durant cette crise médicale, assez peu létale et dans le sens d’une sélection naturelle, les « experts » firent entendre leur polyphonie qui tourna à la cacophonie et l’on eut derechef l’impression que l’État, version macronienne, était un bateau ivre ou un avion en mode pilotage sans visibilité. Son discours inaugural : « Nous sommes en guerre » se voulait gaullien et fut ridiculisé par les faits : à la guerre, ce sont des hommes jeunes qui meurent massivement. Les 30 000 morts du Covid-19 furent à plus de 90% des « sujets âgés ».

Certes, le jeune Président n’avait pas eu de chance, mais la gestion fut une nouvelle fois tâtonnante, plus verbeuse (ô combien) qu’efficace. Et cette fois-ci, le chaos se paie horriblement cher : une économie à la dérive et une dette explosée !

Cerise sur le gâteau, un pillard noir, lors d’une émeute aux USA, se fait arrêter de façon brutale au point d’en mourir. Les leaders noirs, qui cherchent à se positionner dans la vie politique ou à gagner popularité et sinécure, déclenchent une série d’émeutes qui dégénèrent, dans le reste du monde occidental, en protestations contre la Traite négrière (ancienne, pour ne pas dire antique et initialement organisée par des Noirs), contre l’esclavage aboli depuis un siècle et demi – et qui avait porté sur des Noirs, mais aussi sur des Blancs… là encore les « experts » sont plutôt inexperts, voire dramatiquement ignares.

En France, une famille d’origine malienne, célèbre dans sa cité de non-droit pour la délinquance de ses membres mâles, remet sur le tapis une affaire de mort naturelle dans les suites d’une course-poursuite entre un délinquant multirécidiviste et des gendarmes. Cela dégénère en multiples manifestations – théoriquement interdites en période de « distanciation » post-confinement – et en émeutes, organisées par les racailles de l’immigration et les racailles bourgeoises Antifa… les émeutes sont, toujours et partout, interdites par la loi et devraient être sévèrement réprimées.

Eh bien non ! Pas chez le Président Macron. Contrairement au déchaînement de brutalités observées contre les « Gilets Jaunes » (ce n’étaient après-tout que d’obscurs « petits-blancs » de province montés à Paris), la police a ordre de laisser faire. Bien plus, elle est insultée par son « joueur de poker-devenu ministre ». Là également, l’incompétence le dispute au chaos.

On sait désormais que dans « la France de Macron », les délinquants ont davantage de liberté d’expression que les policiers chargés de combattre le crime, de protéger tant bien que mal les honnêtes citoyens et leurs biens, de réprimer les trafics et les rackets. Bref, encore une fois le Chaos institutionnalisé… et pourquoi pas, bientôt légalisé.

Les Chinois ont connu Mao Tsé-toung, devenu, lors de la Révolution culturelle, Mao-Tu-Sais-Tout. Ils ont mis vingt ans à se sortir du marasme où les avait plongés ce fou furieux, pédophile de surcroît, recordman planétaire, toutes époques et toutes civilisations confondues, du crime de masse. À sa mort, ce « phare de l’humanité » comme l’a salué l’inénarrable joyeux drille Valery Giscard, l’homme du décret de Regroupement familial et de l’avortement de complaisance, pesait entre 70 et 100 millions de cadavres.

Nous autres, Français décadents, avons Mister Chaos, l’homme qui panique plus vite que son ombre, le beau jeune homme qui ne ménage pas sa salive et qui est un redoutable stratège électoral… mais aussi et surtout un Président qui gère de façon catastrophique le Bien commun.