L’1-FAUX : MAYOTTE ET COMORES, MÊME LAISSER FAIRE !

par Michel LHOMME

Le Préfet délégué du gouvernement Jean-François Colombet avait expliqué en mars dernier et en toute transparence qu’à compter du 13 mars, les échos radar avaient disparu et que le ballet des kwassas en provenance des Comores s’était interrompu.

C’est FAUX.

Il avait d’ailleurs corrigé le tir début avril indiquant une reprise des détections et des interpellations et sans que cela puisse s’expliquer. Non seulement le ballet des kwassas continue sans qu’ils soient refoulés contrairement à ce que pratique la gendarmerie comorienne dans l’autre sens, allant même jusqu’à incarcérer des ressortissants mahorais à Anjouan mais ces kwassas transportent maintenant des malades du COVID-19, faisant peser une menace de plus avec la dengue sur l’appareil sanitaire mahorais.

De fait, à quoi servent et serviront les nouveaux intercepteurs soudainement livrés ces derniers jours ?

Ils ne semblent pas du tout avoir été déployés pour refouler les barques clandestines mais au contraire pour servir en quelque sorte d’ambulances et d’évacuation sanitaires pour les Comoriens, tout ceci bien évidemmment une fois de plus aux frais du contribuable français et au détriment des citoyens du département auquel on ne fait pas respecter tacitement le déconfinement. Rappelons que la France verse sans contrôle officiellement près de 300 millions d’euros aux Comores et qu’elle paie quotidiennent chaque refoulement de clandestin vers Anjouan afin simplement de justifier aux yeux de l’opinion publique métropolitaine une lutte contre l’immigration clandestine en réalité inefficace sans effet autre que d’opérer des raffles inutiles et indignes. Nous nous étions déjà interrogés à qui sont destinés en plus des chiffres officiels les 50 millions d’euros en petites coupures qui arrivent régulièrement et le plus discrètement possible à peu près tous les six mois dans des conteneurs du port de Longoni ?(https://metainfos.fr/2019/10/27/macron-a-mayotte-ou-le-retour-des-villages-en-carton/

Hier dans un des ses discours politiques les plus polémiques (en particulier contre la France) mais aussi le plus démagogique, (la promesse d’une assurance maladie comorienne pour tous!) le président Azali Assoumani a continué sans vergogne de nier la présence du virus sur l’île soit-disant épargnée par Allah même si parallèlement en brousse, les forces de l’ordre comorienne interviennent avec diligence à l’entrée des mosquées pour arrêter les fidèles qui s’y pressent paradoxalement puisque l’épidémie n’existerait pas sur l’île.

Comme nous le relations hier, un compositeur interprète très populaire  dans la jeunesse comorienne, le rappeur Cheick MC a pris la parole dans une vidéo pour dire publiquement que son épouse est malade du Coronavirus, que ses poumons étaient atteints en demandant aux autorités de cesser les tentatives de dissimulation au grand public.

Après l’évacuation d’un médecin de l’OMS, l’arrivée d’un cas détecté positif à Mayotte, la mort du grand mufti d’une infection pulmonaire, on vient d’apprendre aussi que le ministre de la justice est hospitalisé à Moheli. Pour toute réponse Cheick MC a été convoqué à la gendarmerie avant d’être relâché. Les sanctions pleuvent par ailleurs, contre les médecins du centre d’imagerie médicale, contre un employé de l’aéroport qui aurait dévoilé le plan de vol d’un avion sanitaire.  Le ministre porte-parole du gouvernement Houmed Msaidié est intervenu hier soir à la télévision, annonçant que la machine à tests sera dans le pays mercredi. En attendant qu’elle fonctionne,  dire que le virus existe aux Comores est interdit. On connaît la fierté excessive du grand comorien mais il s’agit ici d’une fierté déplacée mais surtout irresponsable politiquement parlant mais il est vrai que le nouveau colonisateur des Comores, la Chine doit sans doute apprécié !

C’est en tout cas dimanche matin qu’une évacuation sanitaire par vol spécial était en cours pour une femme médecin de l’OMS hospitalisée en détresse respiratoire, transportée vers un hôpital de Genève. Interrogé dimanche soir par Mayotte 1ère, le représentant de l’OMS aux Comores, le Dr Abdoulaye Diarra, confirmait qu’une doctoresse travaillant pour l’OMS était en cours d’évacuation sanitaire. Le  Dr Diarra a nié cependant un état de détresse respiratoire. « Cette collègue présente des symptômes qui ne sont pas nécessairement liés au Covid-19, de plus son état de santé serait dégradé depuis janvier 2020 », déclaration scandaleuse de la part de cette organisation qui mérite bien la sanction que lui a infligée récemment Donald Trump.

Dans tous les pays, la règle de l’OMS est de déclarer le nombre de cas sauf on l’aura compris pour la Chine et tous les gouvernements pro-chinois africains. Comme le gouvernement comorien n’en déclare aucun, il n’y a officiellement pour l’OMS pas de Coronavirus aux Comores !!! Cependant le principal cabinet de radiologie de Moroni suggérait dimanche un diagnostic de Covid-19 sur une autre patiente comorienne.

En complément :

https://la1ere.francetvinfo.fr/le-coronavirus-cause-une-nouvelle-poussee-de-fievre-entre-les-comores-et-la-france-824316.html

https://ripostelaique.com/elu-a-la-tete-de-loms-lafricain-tedros-adhanom-est-un-politicien-corrompu.html