GAYS : CHANGEMENT DE PROGRAMME

Par Michel LHOMME

Alors que la gauche espagnole avec ses leaders arc-en-ciel en première ligne opère en Espagne une vrai OPA gay sur les mœurs (https://metainfos.fr/2020/03/05/la-gauche-tue-t-elle-les-femmes/), des « zones anti-LGBT » éclosent dans toute la Pologne tandis qu’un pays latino-américain comme le Pérou a, quant à lui, élu au Parlement des représentants homophobes et faisant ouvertement campagne contre les changements de mœurs : mariage homosexuel, reconnaissance officielle des trans, suppression du statut de « père » et de « mère ». En effet, on note que ces derniers mois, plusieurs pays semble prendre l’Histoire à rebours en matière de droits des minorités sexuelles et que déjà, journaux et mouvements gays, et tous les progressistes français libéraux de la drauche commencent à s’en inquiéter.

C’est ainsi que le conseil municipal de Saint-Jean-de-Braye, ville de plus de 20 000 âmes dans le Loiret, a préféré prendre les devants. Le 14 février dernier, la municipalité a été la première en France à adopter un arrêté visant à suspendre ses « relations officielles » avec sa ville jumelle de Tuchów, une des 88 « zones sans LGBT » en Pologne : « Élus de Saint-Jean-de-Braye, nous réaffirmons que les droits de l’Homme doivent s’appliquer sans discrimination à chaque être humain, indépendamment de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. Nous demandons que les libertés individuelles de tous s’appliquent sans entrave. »

D’autres collectivités françaises se posent désormais la question de faire de même : interrompre tout lien avec les communes polonaises qui auraient adopté les résolutions du parti conservateur PiS, de retour au pouvoir depuis 2015, et qui ne cesse de renforcer sa politique contre le lobby gay. Depuis début 2019, une centaines de localités en Pologne – villes, départements, régions – se sont ainsi déclarées « libre de l’idéologie LGBT. » Les élus y sont encouragés à « s’abstenir de toute action visant à encourager la tolérance à l’égard des personnes LGBTI et à ne pas fournir d’aide financière aux ONG qui œuvrent en faveur de l’égalité des droits. » 31 % des Polonais vivraient désormais dans une de ces « zones sans LGBT », selon les chiffres du site Atlas de la Haine.


La presse mainstream s’enflamme pour souligner que la rhétorique homophobe serait devenue, après la question migratoire, le nouveau carburant électoral de la majorité ultraconservatrice présidée par Jaroslaw Kaczynski, l’homme fort du pays. Seul Rafal Trzaskowski, maire libéral de Varsovie, tenterait de s’y opposer, celui-ci ayant voulu faire de la capitale un « refuge » pour les personnes homosexuelles rejetées. En collaboration avec des associations, il a composé une charte qui prévoit, entre autres, une éducation contre la discrimination et une autre sexuelle qui tiendrait compte de la question de l’orientation sexuelle. Varsovie fait donc en Pologne figure d’exception, quand tout le reste du pays sanctionne peu, ou pas du tout, les agressions homophobes et se font le porte-voix de la défense de la famille traditionnelle ou la lutte contre « l’homopropagande. »

C’est donc face à elle et à tous ses excès qu’une grande partie de l’Europe de l’Est, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Lituanie se rebellent contre la pensée dominante imposée par le mondialisme et prennent donc des mesures contre la communauté LGBT. La plupart d’entre eux ont d’ailleurs redéfini dans leur constitution le mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme comme d’ailleurs vient de le réaffirmer sans ambages et avec éclat Vladimir Poutine.

En dehors de l’Europe de l’Est, l’Amérique latine aussi commence à réagir de l’autre côté de l’Atlantique. Au Pérou, le Frepap, bras politique d’une secte religieuse qui prône le retour aux valeurs de la Bible (https://metainfos.fr/2020/02/03/perou-elections-legislatives-la-victoire-dune-secte-biblique-et-prophetique/), a fait une entrée fracassante au Parlement, en remportant seize sièges et en particulier sur le thème anti-LGBT au début du mois de février. Le Frepap est devenu ainsi la deuxième force politique du pays. Si ce parti est baptisé Front populaire agricole du Pérou, il s’intéresse en réalité peu à l’avenir de la ruralité. À sa tête, Wilmer Cayllahua – désormais figure populaire au Pérou – a en effet fait campagne sur son aversion des homosexuels, des transgenres et autres fluides.