LES SARDINES ITALIENNES ET LA BANLIEUE FRANÇAISE

par Michel LHOMME

Comme promis, (https://metainfos.fr/2019/12/23/sardines-a-litalienne-salvini-aurait-il-commis-une-erreur/), nous revenons ici sur le mouvement des Sardines italiennes peu commenté dans la presse française.

Vingt mille à Bologne. Quarante mille à Turin. Cent mille à Rome. Ce sont les chiffres de participation (mais attention, les chiffres fournis par la police sont nettement moins généreux) aux manifestations des Sardines, qui se déroulent depuis quelques semaines sur les places italiennes.

Le nom, celui d’un poisson, n’est pas très politique à vrai dire, mais il était nécessaire pour un mouvement qui se présente comme apolitique, ouvert à tous – sauf à quelques-uns, et nous verrons que ceux ne sont pas n’importe qui. À première vue, le mouvement nous rappele immédiatement les mouvements du printemps arabe, la révolution orange d’Ukraine, celui des « Indignés » en Espagne, de « Vent Debout » en France, après la crise de 2008. En tout cas, les techniques de mobilisation à travers les réseaux sociaux et mobiles, la pratique des flash mobs, l’absence de dirigeants et le faible profil idéologique sont similaires. À tel point que nous pourrions considérer le phénomène comme conforme à ce qui avait déjà été fait en Italie avec le mouvement 5 étoiles ou avec les mouvements de protestation actuels à Hong Kong, au Liban, au Chili, en Algérie et en Iran. Bref, ce sont des mouvements largement téléguidés par les services secrets étrangers, plus particulièrement américains. Seulement, il y a une énorme différence, une différence gigantesque et colossale, ou si l’on veut une anomalie chez les Sardines. Tous les mouvements mentionnés ci-dessus, passés et présents, protestent contre le pouvoir en général, mais surtout contre le gouvernement en place. Or, le mouvement des Sardines, proteste contre … l’opposition ! 

Le motif pour lequel les gens sont appelés à descendre dans la rue n’est autre en réalité, que celui de l’opposition à Salvini et plus généralement à la souveraineté et au populisme. Salvini, Meloni, les souverains, les populistes sont même explicitement mentionnés par les organisateurs des Sardines comme ce qu’il faut « arrêter » et même « ne pas laisser parler », interdire d’expression, exclure du jeu politique.

À tel point que le mouvement est né en Émilie-Romagne, région rouge où Salvini milite pour le renouvellement du Conseil régional. De fait, une victoire de la droite en Émilie-Romagne signifierait vraiment un coup fatal à la gauche. Ce qui a été précisément secoué, mis en branle par les Sardines est comme par hasard soutenu par l’Eglise catholique de Bergoglio – la pute de Babylone – et les principaux médias.

Mais où a-t-on vu un mouvement de protestation soutenu par le gouvernement, l’Église et les médias contre l’opposition ? En Europe et dans le monde occidental, jamais. Par contre, on a vu cela très souvent en Amérique du Sud et dans le monde arabe. Tout cela est bien un signe inquiétant de la dégradation de la sphère publique, déjà profondément usée. En tout cas, la protestation italienne nous indique ce qui pourrait dans quelques années ou quelques mois agiter la France à partir des banlieues. Et à ce titre, on sait que l’Ambassade américaine prépare activement le terrain. (https://metainfos.fr/2019/12/20/otan-le-basculement-geopolitique-de-macron-pourrait-il-engendrer-un-soulevement-des-banlieues/ et https://www.pressreader.com/france/le-parisien-paris/20191230/282372631529328 )

Nonobstant, une question cruciale se pose : comment un mouvement de masse qui se retourne contre les partis majoritaires du pays, c’est-à-dire les partis de droite qui sont également dans l’opposition, peut-il être considéré comme démocratique?

Le signal le plus inquiétant est aussi que le mouvement montre à quel point l’establishment italien est prêt à tout – comme le seront demain nos élites françaises déjà soumises à l’islamisation rampante de la société, propagandistes du « grand remplacement » – même à promouvoir la guerre civile afin d’empêcher la défense de la souveraineté, l’arrivée au pouvoir de populistes, la victoire de nationalistes aux élections. 

En fait, il a fallu très peu de temps pour découvrir que les organisateurs des Sardines sont proches de Romano Prodi, de la Curie de Bologne, du cercle inverti jésuite, qui entoure le pape. Et bien sûr, derrière les Sardines, commodément cachées, se trouve le Parti Démocrate, le véritable organisateur politique du mouvement mais qui avec le discrédit qu’il a dans toute la péninsule n’aurait jamais pu remplir les places italiennes s’il avait mis son nom en première ligne.

Il s’agit donc d’une opération cynique orchjestrée par une bourgeoisie écologique, internationale, néo-libérale capable de mobiliser de nombreux jeunes pour les manipuler et les transformer en force de défense du régime. Cependant, et précisément à cause de cela, on peut penser que les Sardines ne dureront pas longtemps et n’auront pas d’effets électoraux particuliers. Sans doute verrons-nous cela dans les mois à venir mais il importe pour son caractère exemplaire de suivre le mouvement afin d’en tirer le moment venu des leçons pour la France et l’éventuel soulèvement des banlieues à venir, déjà programmé en haut lieu et dans certains services de l’ombre.